Efficacité de l’aide : le RODADDHD dans la presse !

Vendredi 9 novembre 2007, par RODADDHD // Thèmes de travail

"EFFICACITÉ DE L’AIDE PUBLIQUE AU DÉVELOPPEMENT : Vers la création d’un observatoire citoyen" Article de Joseph Seydou Allakaye publié dans Le Républicain, édition du jeudi 11 octobre 2007.

Le Réseau nigérien des ONG de développement et associations de défense des droits de l’Homme et de la démocratie (RODADDHD) a organisé, du 8 au 9 octobre 2007, dans la salle de réunion de la CPCT à Niamey, un atelier de consultation des organisations de la société civile sur la mise en œuvre de la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide au Niger.

Cet atelier, qui a regroupé une cinquantaine de participants, fait suite à la consultation sur l’aide, organisée par l’Etat du Niger et les partenaires techniques et financiers au Palais des congrès les 26 et 27 septembre 2007.

Intervenant le premier, Laoual Sayabou, le coordonnateur national du RODADDHD a souligné le rôle important de la société civile dans le cadre de la préparation du 3e forum de haut niveau sur l’efficacité de l’aide, chargé de l’évaluation de trois ans de mise en œuvre de la Déclaration de Paris, qui aura lieu à Accra en septembre 2008.

Selon Laoual Sayabou, de nombreuses initiatives - comme cet atelier - cherchent à valoriser la participation et la prise en compte des organisations de la société civile dans le processus de mise en œuvre et d’évalua-tion de la Déclaration de Paris. Et à combler une lacune importante du processus international d’amélioration de l’efficacité de l’aide.

Il s’agit de la faible participation des organisations de la société civile qui sont pourtant un maillon important de l’architecture internationale de l’aide. Un processus de consultations des organisations de la société civile sur la question de l’efficacité de l’aide a été initié aux niveaux national, régional et international. Ces consultations sont actuellement en cours en Afrique, en Asie, en Amérique latine, ainsi qu’en Europe et en Amérique du Nord. Le réseau des plates-formes d’ONG d’Afrique de l’Ouest et du Centre dont est membre le RODADDHD, a été identifié pour assurer l’organisation de la consultation régionale des pays francophones d’Afrique de l’ouest et du centre.

L’atelier régional prévu à Cotonou du 22 au 25 octobre 2007 permettra de consolider les résultats et acquis des consultations organisées au niveau des pays ciblés dont le Niger, le Bénin et le Mali. La rencontre de Cotonou permettra, en fait, de promouvoir la construction d’une position régionale commune des organisations de la société civile sur l’efficacité de l’aide et la Déclaration de Paris et de diffuser les bonnes pratiques sur la base des exemples nationaux qui existent.

Après avoir remercié la coopération française et le PNUD pour leur appui, Laoual Sayabou a indiqué que cet atelier national poursuit les objectifs d’amélioration du niveau de compréhension de l’aide au développement et de la Déclaration de Paris (en particulier, des rôles qu’elle confère aux organisations de la société civile) par les organisations de la société civile ; la promotion de la construction d’une position commune de la société civile nigérienne sur l’efficacité de l’aide au dévelop-pement ; la formulation de propositions et de recommandations pour améliorer la mise en œuvre de la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide au développement au Niger.

« Par ailleurs, cet atelier constitue une première étape hautement importante vers la créa-tion de l’Observatoire national citoyen des fonds publics et de l’aide publique au développement, et qui sera une des priorités du RODADDHD dans les prochains mois », a-t-il annoncé.

Ensuite, le représentant des partenaires techniques et financiers (PTF) a pris la parole pour mettre en exergue l’importance que la France attache à la thématique spécifique de l’efficacité de l’aide au développement. Avant d’affirmer : « aujourd’hui, on ne peut pas envisager de développement sans un contrôle citoyen. A ce propos, même si la société civile a été impliquée, elle l’a été peut-être encore trop peu notamment par les bailleurs de fonds. Or, on ne peut pas parler d’efficacité et de contrôle citoyen, sans communication, sans information de la société civile », a dit Jean Bruschi, soulignant les efforts à fournir pour communiquer avec cette société civile.

Les organisations de la société civile ne peuvent pas revendiquer ce contrôle, sans être représentatives de cette population qu’elle sont censées défendre. Enfin, il ne peut y avoir un contrôle citoyen sans un véritable partenariat entre les gouvernements qui reçoivent cette aide, la société civile et les bailleurs bilatéraux et multilatéraux.

En ouvrant les travaux de l’atelier, le représentant du ministère des Finances et de l’Economie s’est dit réjoui de « constater qu’après la rencontre Etat-PTF au Palais des congrès les 26 et 27 septembre derniers auquel du reste la société civile a pris part, nous assistons à un atelier qui va dans le même sens. C’est dire combien, la société civile, les PTF et le gouvernement se préoccupent véritablement de l’efficacité de l’aide publique au développement ».

Joseph Seydou Allakaye

Cet article est disponible sur le site du journal Le Républicain